Métiers de la sécurité · après le bac

Devenir policier

L'entrée dans la police nationale se fait par concours, et il en existe plusieurs, correspondant à des niveaux de diplôme et à des fonctions très différents. Choisir le bon concours est la première décision — et beaucoup de candidats la prennent sans savoir ce qui les sépare.

Trois grands niveaux de recrutement

La police nationale recrute par concours distincts, dont les conditions de diplôme et les fonctions diffèrent sensiblement.

Le corps d'encadrement et d'application, dont le grade d'entrée est gardien de la paix, est accessible avec le baccalauréat. C'est le recrutement le plus large, et celui qui correspond au travail de terrain quotidien.

Le corps de commandement, avec le grade d'officier, suppose un niveau licence. Il correspond à des fonctions d'encadrement d'équipes et de conduite d'enquêtes.

Le corps de conception et de direction, avec le grade de commissaire, suppose un niveau master. Il conduit à la direction de services et à des responsabilités administratives et opérationnelles étendues.

S'y ajoutent des voies distinctes : adjoints de sécurité, cadets de la République, ainsi que des recrutements spécialisés — police scientifique, systèmes d'information.

Les conditions d'accès

Elles sont réglementaires et se vérifient avant toute préparation, car elles ne se négocient pas.

  • Nationalité française et jouissance des droits civiques.
  • Casier judiciaire compatible avec l'exercice des fonctions.
  • Aptitude physique et médicale, vérifiée par des épreuves et un examen.
  • Conditions d'âge propres à chaque concours.
  • Journée défense et citoyenneté accomplie.
  • Enquête administrative portant sur le comportement du candidat.

Ce que les épreuves évaluent

Les concours combinent trois registres, et les candidats sous-estiment généralement le premier.

Les épreuves écrites portent sur la culture générale, la compréhension de texte, parfois des questions de droit et d'actualité. Elles demandent une préparation régulière, pas un bachotage de dernière minute.

Les épreuves physiques évaluent l'endurance, la force et la coordination selon des barèmes publiés. Elles se préparent sur plusieurs mois : personne n'improvise un niveau physique en quelques semaines.

L'entretien avec un jury, enfin, évalue la motivation, la connaissance de l'institution et la capacité à réagir à des mises en situation. C'est souvent lui qui départage, et c'est celui que les candidats préparent le moins.

Après le concours

La réussite ouvre une scolarité en école de police, rémunérée, combinant enseignements juridiques, techniques professionnelles, tir, intervention et stages en service.

L'affectation qui suit dépend du classement de sortie et des besoins. Les premières affectations se font fréquemment dans des régions très demandeuses, ce qui suppose une mobilité géographique réelle.

Le métier s'exerce en horaires décalés, la nuit, le week-end et les jours fériés. C'est une donnée structurante pour une vie personnelle, et elle mérite d'être posée avant de s'engager plutôt que découverte ensuite.

Se préparer efficacement

Trois chantiers, à mener en parallèle et sur plusieurs mois.

La condition physique d'abord, en s'entraînant sur les épreuves exactes du concours visé, dont les barèmes sont publics. C'est le chantier le plus long et le plus régulier.

La culture générale et l'actualité ensuite, par une lecture suivie plutôt qu'intensive. Les questions portent souvent sur les institutions, l'organisation de l'État et les grands sujets de société.

L'entretien enfin, qui se prépare en travaillant un récit clair de son parcours et de sa motivation, et en s'entraînant à l'oral avec quelqu'un qui pose des questions difficiles. Les classes préparatoires intégrées, destinées à certains candidats, apportent un accompagnement sur ces trois plans.

Questions fréquentes

Quel diplôme faut-il ?

Le baccalauréat pour le concours de gardien de la paix, une licence pour celui d'officier, un master pour celui de commissaire. D'autres voies existent, notamment adjoint de sécurité et cadet de la République.

Les épreuves physiques sont-elles éliminatoires ?

Elles comptent selon des barèmes publiés et peuvent l'être. Elles se préparent sur plusieurs mois en s'entraînant sur les épreuves exactes du concours visé.

Choisit-on son affectation ?

Elle dépend du classement de sortie d'école et des besoins du service. Les premières affectations impliquent souvent une mobilité géographique réelle.

Le casier judiciaire est-il vérifié ?

Oui, et une enquête administrative porte également sur le comportement du candidat. Ces conditions sont réglementaires et se vérifient avant d'engager une préparation.

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